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Après le confinement, l'hécatombe annoncée des auto-écoles

Mis à jour : févr. 6

Près d'un tiers des entreprises du secteur pourrait fermer, alerte la profession. 200.000 apprentis conducteurs sont bloqués par une crise qui profitera sans doute aux plateformes en ligne.




«On est à sec, il n'y a plus rien, certains prennent même sur leurs réserves personnelles». Les mots de Philippe Colombani, président de l'Unic, syndicat d'auto-école, sont clairs. La crise actuelle sera fatale à un grand nombre de ces entreprises. Une hypothèse plus que prévisible, déjà chiffrée par les autorités et les auto-écoles elles-mêmes : 30% d'entre elles pourraient fermer dans les mois à venir. «On est obligé de subir, le mieux c'est de faire le dos rond et de réduire les frais», résume Philippe Beaudoin, gérant de l'auto-école Beaudouin à Perpignan depuis 1985. Il en convient, «financièrement, ça va être très compliqué».

Depuis le 15 mars, les 12.500 auto-écoles de France sont fermées. Une situation dramatique pour toutes, car «les auto-écoles n'ont pas de réserves ou d'avance de fonds», explique un professionnel du secteur. Les rentrées d'argent sont à zéro, comme pour un grand nombre de structures. Face à cette situation, Philippe Beaudouin interpelle sur les nombreuses charges qui pèsent sur les auto-écoles. «Si certaines sont reportées, ça va exploser quand il faudra les rattraper», estime-t-il. Toutefois, cette semaine, une annonce du gouvernement a apaisé certaines craintes des professionnels du secteur : la suppression des charges patronales pour les entreprises de moins de 10 salariés ayant subi une fermeture administrative. «C'est une bouffée d'oxygène, car le report en soi n'était pas une solution», reprend Philippe Beaudouin. «Ça nous donne un peu de visibilité, mais d'autres charges courent comme celles de la location des voitures ou des loyers. L'avenir n'est pas rose», relance-t-il.

La grande majorité des auto-écoles en France comptent en effet moins de 10 salariés. Selon Philippe Beaudouin, les plus grosses structures seront plus fortement impactées. «Elles devront licencier davantage, avec des charges importantes, beaucoup de voitures en location», explique le patron de la plus vieille auto-école de la région de Perpignan. S'ajoute à cela l'incertitude de la reprise. «Comment on va protéger les clients et les salariés ?» questionne-t-il.


Réouverture approximative et 200.000 apprentis bloqués pour l'examen


Jusqu'au 11 mai, après multiples discussions, la date de réouverture était fixée... au 11 mai. Peu importe la couleur du département, puisque seul le préfet avait alors possibilité d'interdire une réouverture. Un soulagement pour les auto-écoles qui espéraient alors reprendre leur activité. Mais, le 11 mai, alors que leurs portes se sont ouvertes pour la première fois depuis deux mois, le décret prolongeant l'état d'urgence sanitaire leur a finalement interdit de rouvrir. Le 12 mai, les auto-écoles étaient alors de nouveau fermées.

«On a besoin d'informations fiables, stables et précises», déplore Philippe Colombani. Il explique que ses collègues ont rempli leur planning de conduite ou reçu des inscriptions dès le 11 avant de devoir fermer, une fois encore, la veille. Le représentant syndical déplore l'amateurisme et la dangerosité de ce couac : «imaginer qu'il y ait eu un accident grave lundi, alors que les auto-écoles, sans le savoir, n'avaient pas le droit d'ouvrir?».


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